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Session rapide improvisée et … carnassiers au tapis !

Steve - 5 septembre 2012 - Récits de session - Commentaires fermés

Il y a quelques semaines, j’ai été invité par mon ami Didje pour une pêche improvisée sur un petit plan sauvage et abandonné, initialement creusé par une cimenterie, dans la région de Mons, en Belgique. Un coin de paradis, à l’occasion je vous ferai une description plus détaillée de l’expédition, quoique cela ne sera peut-être pas nécessaire étant donné ce qui va suivre.

Le plan d’eau fait un hectare environ, c’est donc un tout petit étang pour la pêche aux canards. Oui, mais … c’est très sauvage, les berges sont très bien garnies par la végétation, et la pêche n’est possible qu’à partir de quelques postes bien précis. Pour un débutant comme Didje, et pour une partie de pêche à succès, c’est l’idéal.

Arrivés sur place, après une vingtaine de minutes de marche, nous commençons de suite à faire quelques observations d’usage. D’habitude, je préfère réaliser cette étape en amont, mais cela n’a pas été possible cette fois-ci. Repérage, donc. Un chti bouillon par ci, une chtite marmite par là. Un saut au loin, non identifié avec certitude. Il y a de l’activité de poisson blanc, sans aucun doute. Comme je le disais, les berges sont très encombrées, ce n’est pas facile de faire le tour de cet étang. A vue de nez, et Dieu sait que ça peut être trompeur, à vue de nez c’est le genre d’endroit vaseux – caillouteux où la profondeur ne doit pas excéder 1m50. Pas de sondage pour cette fois-ci, nous avons peu de temps et je ne tiens pas à faire fuir le poisson.

Nous continuons dans notre étape de lecture de l’eau. Après quelques minutes, nous apercevons une chasse de carnassier. Petite chasse toute gentillette, quelques ablettes qui frétillent par ci par là, rien de bien exceptionnel. Genre. Tandis que je scrute un peu plus loin, une deuxième chasse arrive, un peu plus conséquente que la première. Visiblement, cette fois, le prédateur qui a sévi a foncé dans le tas. Vu le peu de temps que nous avons, il n’en faut pas plus pour nous décider, ni une ni deux, nous montons chacun un leurre sur nos cannes à carpes, pour tenter de faire mordre les carnassiers qui semblent régner en dictateurs sur l’étang. Tout petit leurre, ne sachant pas ce que cachent ces eaux inconnues, nous montons chacun une imitation d’alevin surmonté d’une petite cuiller n° 1.

Un lancer, deux lancers … touchette, prise ! Première nouvelle, il y a de la perche naine.

Perche naine

Didje capture encore l’une ou l’autre perche, et vient ensuite la prise de la session, sur un lancé-ramené en bordure.

Brochet 80 cm

Un superbe brochet de 80 cm pour 5 à 6kg, plus ou moins, idéalement piqué au coin de la gueule. L’animal a fondu sur un minuscule alevin, preuve de la concurrence alimentaire qui règne sur l’étang, et a offert un beau combat fait de sauts tourbillonnants. Il n’a pas résisté longtemps cependant, sa morphologie lui permettant des sprints et non des courses de fond.

Didje est heureux, première pêche aux carnassiers, et déjà une prise mémorable, la chance du débutant et néanmoins un beau coup de cuillère.

Après la remise à l’eau, nous ne tardons pas à replier bagages, le spot est down.

Comme quoi, en sessions ultra-rapides il faut parfois savoir s’adapter pour un moment de bonheur à la pêche. Une bonne observation, un peu d’audace et le tour est joué : de carpe il n’y a point eu, mais quel bon moment que ces touches nerveuses se succédant à la chaîne …

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