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Ne détestez pas les tests

Christophe Babec - 10 novembre 2011 - L'art et la manière - Commentaires fermés

Aux premiers abords, la pêche de la carpe paraît assez semblable d’un pêcheur à l’autre : une canne, du fil, un plomb, un hameçon et l’appât. Mais lorsque l’on détaille ces éléments, un à un, cela devient plus complexe qu’il n’y parait, tant les choses peuvent varier.

L’action et la puissance de la canne, la ligne, nylon ou tresse, le poids du plomb, ou le type d’hameçon, etc

Tous ces éléments rendent multiples les manières de pêcher et amènent à faire des choix.

Selon quels critères vais-je choisir un nylon plutôt qu’une tresse, un plomb coulissant plutôt que fixe, etc

Au début, cela se fait suivant des conseils, que ce soit au bord de l’eau, auprès de pêcheurs plus expérimentés ou au travers de lectures dans la presse spécialisée. Parfois aussi, hélas, par habitude. Mais lorsque l’on commence à orienter ses choix, en fonction d’une expérience acquise, c’est déjà aller vers une pêche réfléchie, et il serait dommage d’en rester là, car c’est lorsque l’on maitrise un peu la technique que devrait venir le temps des tests. Hélas, peu de pêcheurs sur le nombre de pratiquants poussent le bouchon (c’est le cas de le dire) jusqu’à faire des tests.

Qui ne s’est jamais demandé, lors d’un combat avec un poisson un peu plus vigoureux qu’à l’habitude « Est-ce que ma ligne va tenir ? »

Rien que le fait de se poser cette question prouve bien que l’on n’a pas notion de la limite de résistance à la traction de sa ligne, or un simple test permet de s’en faire une idée, il suffit de préparer sa ligne à l’identique, de fixer l’hameçon à un support solide (arbre, piquet, poteau) de dérouler 20 à 30 m de fil, et à l’aide de la canne, d’exercer une traction progressive. Peut-être n’irez vous pas jusqu’à la rupture, tant nos nylons et nos tresses sont résistants, mais vous aurez au moins une idée de la traction phénoménale que l’on peut exercer sur nos lignes, et pêcherez avec un soucis de moins à l’esprit.

Qui ne s’est jamais posé la question de savoir comment évoluaient ses appâts dans l’eau, lors d’une partie de pêche, que ce soit pour des pellets, de l’amorce ou des billes ? Là encore un petit test, un récipient, de l’eau, et l’affaire est dans le sac.

Mieux encore, lors de la partie de pêche, on peut immerger en bordure l’un ou quelques uns des appâts utilisés, et leur évolution sera visible en temps réel, suivant la t° de l’eau ou l’influence du courant, si c’est en rivière.

Ce ne sont là que quelques idées de tests, mais bien d’autre choses peuvent faire l’objet de tests, telles que la manière de fonctionner d’un plomb coulissant par rapport à un plomb fixe, la manière d’évoluer dans l’eau d’une tresse ou d’un nylon, le fonctionnement d’un bas de ligne, selon qu’il soit souple ou rigide, long ou court etc.

Faire des tests, en plus d’être ludique, se révèle très instructif, et devrait faire partie intégrante de la panoplie du pêcheur.

Etre attentif, observer, noter, comparer et tester par nous même, permet à notre pêche (et à nous aussi) d’être plus ouverte, plus vivante, plus technique, plutôt que stéréotypée et surtout peu évolutive.

Faire des tests sans attendre que d’autres ne nous mâchent le travail donne une tout autre saveur à nos résultats.

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