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L’éthique du pêcheur (de carpe entre autres)

Christophe Babec - 4 janvier 2012 - Des carpes et des hommes - Commentaires fermés

S’il est un mot, qui est employé pour définir une certaine droiture du pêcheur de carpe, c’est le mot éthique, mais au fait comment pourrait-on définir l’éthique d’un pêcheur de carpes ?

C’est simple et compliqué à la fois, un mélange de philosophie et de morale.

La philosophie « carpiste, » un bien grand mot, car c’est en fait la philosophie de pêcheur dans son ensemble dont il est question, est régie de manière commune, par des règles tacites, respect de l’environnement, respect des poissons (carpe ou non) respect des autres pêcheurs, le tout saupoudré d’un certain art de vivre au bord de l’eau, mélange de plaisir de quiétude et de convivialité.

Au début, de la pêche dite moderne de la carpe, les « carpistes étaient peu nombreux, et se reconnaissaient facilement entre eux, une sorte de confrérie avec des valeurs et une morale communes, mais avec le nombre grandissant de pratiquant, on en vit apparaitre certains avec une morale plus ou moins élastique, tandis que d’autres en étaient et en sont hélas dépourvus.
Mais revenons à l’éthique, ce mélange de différentes valeurs, que nos revues spécialisées devraient soit dit en passant, mettre plus souvent en avant.

N’y a-t-il pas plus d’éthique de la part d’un pêcheur lambda, de garder son poisson (y compris des carpes) à des fins culinaires, en le tuant rapidement, plutôt que de le mettre au sac, dans 50 cm d’eau, un jour de fortes chaleurs ?
N’y a-t-il pas plus d’éthique de la part d’un jeune pêcheur, lorsqu’il pose délicatement un poisson sur un épais tapis d’herbe, faute de moyens financiers pour acheter un tapis de réception, pour le remettre dans son élément 1 minute plus tard, comparativement au pêcheur argenté, qui fanfaronne avec le dernier matériel à la mode, et qui pousse du pieds « l’indésirable » brème qui l’auras tirée des ses rêves halieutiques, ou pêcheras directement dans des obstacles, ou une frayère, sous prétexte de faire du départ ?

N’y a-t-il pas plus d’éthique, dans le pêcheur, qui coupant une branche gênante, repartiras, sans laisser de détritus derrière lui, que dans le pêcheur, qui sous prétexte de ne pas abîmer la nature, viendras après coup, spolier le premier pêcheur, et du poste, et de l’amorçage préparé ?

L’équilibre moral et philosophique qui détermine une certaine éthique est variable de l’un à l’autre, et je sais très bien que certaines comparaisons que j’ai pris en exemples, risque de choquer, tant pis, je ne cherche pas à faire la morale, je n’en ai pas la prétention, qui suis-je pour faire cela ?

J’essaie juste de garder une certaine ligne de conduite, être intègre sans être intégriste, tout au plus je peux essayer de donner quelques conseils ou bonnes habitudes aux débutants, tels que laisser la nature telles qu’on la trouvée, avoir quelques sacs poubelles dans ses affaires, être respectueux et de la nature, et de nos contemporains, pêcheurs ou non, qui viennent nous rendre visite.

Essayer d’orienter les jeunes pêcheurs dans la bonne voie, ça oui, pour le reste….

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